Messages de soutien avant l’appel

Les messages de soutien public parvenus avant le procès sont présentés ici dans l’ordre où ils ont été reçus.

Cette liste est donc close depuis le 2 juillet 2010, date du procès en appel.

Volontairement, aucun tri n’a été effectué, ni aucune rectification. Les éventuelles erreurs ou maladresses sont le reflet de la complexité du dossier.

Encore merci à tous ceux qui ont manifesté un soutien, sous quelque forme que ce soit.

Michel

Je viens de lire ton ouvrage "Deux mois de prison avec sursis ou les risques du mandat de secrétaire du CE". Le sujet est ardu mais l’argumentaire est clair, précis, juste et convainquant. Ton expérience montre bien, comme tu l’écris, que "chaque candidat au poste de secrétaire CE doit savoir que, en cas de problème, il devra assumer seul les conséquences d’une décision collective". Enfin, seul est une façon de parler car sois assuré de ma solidarité.

Gérard Streiff
Journaliste, écrivain


Cher Michel,

Je souhaite que la Cour d’appel te blanchisse enfin, privilégie le fond sur la forme et reconnaisse que la solidarité est aussi une valeur qui peut être portée non seulement par un certain nombre de militants dont tu fit partie comme moi, mais aussi par un grand nombre et sans doute une majorité de salariés, ainsi que l’avait prouvé, dès 1988, le succès remporté aux élections du Comité d’établissement de Bull Gambetta par la liste CFDT qui avait affiché clairement son intention de consacrer une part de son budget à des actions de solidarité à destination de personnes extérieures à l’entreprise. C’est mépriser les salariés dune entreprise que de prétendre qu’ils seraient lésés par le fait qu’une petite partie du budget des actions scociales et culturelles d’un C.E. puisse apporter un support à des actions ou démarches en faveur de l’emploi, de la formation, du logement, de l’accès à la culture ... de personnes que notre société laisse au bord du chemin.

Je te confirme que je n’ai pas un mot à changer au témoignage que je t’ai communiqué lors de la première audience et que mon soutien, aussi bien moral que sur le fond, te reste acquis.

Michel CHARBONNIER


Cher Michel,

Tu as raison, je ne me souviens plus très bien des tenants et aboutissants de ton affaire. Toutefois, je connais ton intégrité, ta rigueur, ton sens de l’engagement, etc.
Je serai à Versailles jeudi prochain à 9 heures.
Amitiés sincères,

Hélène Zanier


Cher ami,

Je n’ai rien compris du tout mais je vous envoie néanmoins ce simple mail de soutien moral.

Amicalement

Jacques Dutrey


Bonjour Michel

Je t’apporte mon soutien mais tu comprendras que comme il s’agit d’une décision de justice et que je ne suis bien sûr pas au fait de toute l’affaire c’est un engagement personnel et non au titre de mon mandat de député européen.

bon courage et amitiés

Pascal Canfin


Cher Michel Lebailly,

Soutien moral d’une qui n’a pas tout compris mais qui vous apprécie : qui aime Goscinny ne peut pas tout à fait être un mauvais homme !

Bon courage,

Elizabeth Antébi


Bonjour Michel

J’ignorais tout de cette histoire, je viens de feuilleter (sur écran) le livre...
Je n’irai pas à Versailles, mais j’espère qu’un autre mail, après coup, nous tiendra au courant ? nous rassurera ? "J’ai confiance dans la justice de mon pays", comme on dit, méthode Coué.

Bon courage ! et amicalement,

Fabrice Vigne


Bonjour Michel,

Je ne pourrai pas être le 2 juillet à la cour d’appel de Versailles. Mais je serais de tout cœur avec toi.

Je suis sûr que tu pourras apporter la preuve de ton intégrité dont je ne doute pas.

Bon courage !

Bien cordialement

Alban Poirier


Je n’ai en fait, comme visiblement pas mal de personnes, pas tout compris, d’autant que je n’ai pas encore terminé la lecture de ce " petit livre ". Ce que je commence à comprendre de cette affaire bien complexe me fait un peu peur quant au fonctionnement de notre démocratie et à ses valeurs de solidarité.

Pour ma part, je connais Michel Lebailly depuis plusieurs années et j’ai eu l’occasion d’avoir avec lui des relations professionnelles, à travers lesquelles j’ai pu apprécier sa rigueur et son honnêteté. C’est donc tout naturellement que je lui apporte mon soutien dans ces circonstances difficiles.

Bon courage Michel et amitiés

Henri Tirard


Mon cher Michel,

Je viens lire avec un grand intérêt, ton livre “Deux mois de prison avec sursis”.
Je pense comme toi qu’un comité d’entreprise se doit d’être aussi un outil de lutte, d’initiatives et de débats !!
Un outil pour la culture, qui ne passe pas obligatoirement par Eurodisney, le foie gras et les boîtes de strip tease,
(lesquels semblent prendre leur revanche à travers ce procès.)
Personnellement, je suis persuadée que tu vas gagner, car je suis certaine que tu es victime d’une scandaleuse injustice !
Je suis de tout cœur avec toi.

Bon courage !

Amitié.

Chantal Montellier-Streiff


Je serai à cette date au milieu des Alpes et à mon grand regret ne pourrai venir au procès pour te soutenir.
Mais je compte bien que cette audience reconnaisse le bien fondé de ces actions extérieures aux comités d’entreprises.
Je me souviens parfaitement que cette attaque avait été lancée pour des raisons purement éléctoralistes, que j’ai pu observer dans l’établissement de Louveciennes où je me trouvais.
Des tracts relayant ces accusations ayant accompagné plusieurs campagnes éléctorales.

Avec mon soutien.

Pierre Canillac
Ancien coordonnateur des associations sportives inter-CE Bull.


Je connais Michel Lebailly depuis longtemps, comme journaliste, comme militant, comme associatif, comme animateur, comme libraire. Son travail courageux en zone déserte avec sa librairie pionnière, comme ses efforts bénévoles en faveur de valeurs humanistes comme le pacifisme, la laïcité, l’écologie, la culture, la solidarité, témoignent pour sa vie durant de son intégrité et de son dévouement aux autres. Le voir traîné au banc d’infamie ne peut que provoquer chez ceux qui le connaissent stupeur d’abord, indignation ensuite.

Je ne peux que plaider en faveur de la clarification rapide de sa situation dans une affaire où il n’est manifestement qu’un lampiste involontaire. Plaider pour qu’il soit rapidement dégagé d’une responsabilité qu’il n’a pas eue en cette affaire, c’est, je le sais, plaider aussi pour la vérité et établir les véritables responsabilités.

Je vous remercie de prendre en considération mon témoignage et de rendre la sérénité à un citoyen qu’on s’honore de connaître.

Avec les respect d’un élu et familier de la librairie Goscinny à Paris.

Yves Frémion
Conseiller Régional d’Île de France
Président du MOTif


Salut Michel,

Suite à ton mail, juste un petit mot pour te soutenir... Sans avoir suivi le fond de cette histoire, je n’ai jamais eu le moindre début de soupçon de doute quant à ton honnêteté !

Bien à toi,

Pascal Gros


Comme on pourrait dire vulgairement : "je tombe de l’armoire" !!
Cette histoire est kafkaienne ...
Je connais Michel depuis quelques années et je peux témoigner sans hésiter de son honnêteté et de son engagement au service de causes passionnantes et désintéressés.
Alors que tant d’escrocs sont en liberté, certains ayant même pignon sur rue, on poursuit des personnes, trop rares , qui s’engagent pour la cité.
Ainsi prendre des risques pour lutter contre l’exclusion sociale peut mener à la prison (même avec sursis, la condamnation est quand même grave ...), on marche sur la tête !!
Je ne pourrais malheureusement pas être présent le 2 juillet prochain, une journée de formation à laquelle je ne peux me soustraire, mais il peut être fait état du présent témoignage dans ce procès

Avec toute mon amitié et mon soutien

Olivier Nicol
Président de la société de capital risque alternative et solidaire Garrigue


J’ai lu le livre de Michel Lebailly, très intéressant...
Outre le côté scandaleux des attaques non justifiées qui se sont portées sur lui (les rivalités syndicales ne sont pas reluisantes !) le récit de son procès pose des questions un peu angoissante pour nous :

1 - pour la justice de notre pays faire un investissement direct dans une entreprise représente une prise de risque inadmissible pour un comité d’entreprise (qui doit en outre ne s’occuper que des arbres de Noël et de colonies de vacances !) ; il ne doit faire confiance qu’aux banquiers !

2 - la même justice considère que la relation directe épargnant-entreprise est synonyme de magouille...!
C’est dire l’état de déliquescence de notre société !!

Je n’ai pas trop le temps d’en faire plus pour l’instant je suis trop loin...
Transmettez mon entier soutien à Michel,

Dominique Carliez


Je prends connaissance, avec consternation, du jugement de février 2008 qui fait l’objet de l’appel qui sera jugé le 2 juillet 2009. Ne pouvant pas me rendre à cette audience du fait d’obligations professionnelles, j’aimerai souligner les éléments suivants :

- Du point de vue du droit du travail, en tant qu’ancien chef de bureau DS2 de la Direction des Relations du travail (du temps où martine Aubry était Directrice des relations du travail), la délibération de 1995 qui est reprochée aux membres du comité d’établissement de Val de Fontenay et à leur représentant légal, le secrétaire du comité d’établissement, n’est que le prolongement anticipé de l’évolution de la réglementation concernant l’utilisation des dotations affectées aux activités sociales et culturelles des comités d’entreprise. Si nul n’est prophète dans son pays, du moins pourrions nous avoir l’humilité juridique de ne pas sanctionner ce qui est le droit positif aujourd’hui. Quant à la notion de risque qu’aurait fait courir la dotation en capital à la NEF, elle est totalement déplacée au moment où d’autres comités d’entreprise ont du prendre des actions ou des parts de fonds communs de placement en entreprise dont on connaît aujourd’hui la décote..du fait de la crise boursière. Le comité d’établissement avait eu l’intelligence d’éviter ce risque en dotant un organisme qui ne prête qu’à des entreprises non cotées… C’et justement ce qu’il faudrait relever.

- Du point de vue de la lutte contre l’exclusion, en tant que Secrétaire général du Conseil national de l’insertion par l’activité économique dont le Président est Claude Alphandery, Président d’honneur de France active, je ne peux que réaffirmer que l’action reprochée à Michel Lebailly est l’une parmi bien d’autres actions de solidarité, repérées par Daniel Labbé, à la demande du Conseil dans son rapport de 1996. L’intérêt porté par les 40 membres du Conseil, représentants d’administrations centrales, de grandes associations et réseaux de l’insertion par l’activité économique, de partenaires sociaux (dont FO) et d’élus à la manière dont la représentation du personnel pouvait se saisir de la lutte contre l’exclusion doit être redite ici. Condamner Michel Lebailly plus de 13 ans après les faits à un abus de confiaance reviendrait à considérer que cet intérêt était nuisible alors qu’il a permis de développer de nouvelles formes de mobilisation du salariat notamment par l’épargne salariale solidaire, développée en 2001 et tout récemment en mars 2008, dans le cadre de la loi dite de modernisation de l’économie.

- En effet, depuis 1994, d’abord à l’initiative de la Caisse des dépôts et consignations dont je suis salarié, ensuite à l’initiative d’autres banques et institutions financières, se sont créés de nombreux outils financiers, tous plus ou moins risqués (le premier d’entre eux étant le fonds commun de placement insertion emploi) auxquels souscrivent des salariés, des directions d’entreprise et ….des comités d’entreprise. Ainsi au 31 décembre 2007, sur 36 millions de fonds propres, la SIFA (société d’investissement France active), société de capital risque, compte 12 millions provenant de l’épargne salariale solidaire. En réalité, le seul reproche que l’on pourrait faire au comité d’établissement BULL ex Val de Fontenay serait de ne pas avoir mis en application la décision sur la dotation au FCP Insertion emploi qui a désormais pignon sur rue et d’avoir réalisé celle concernant la NEF qui, suite à une campagne de dénigrement, sent le souffre.

- Pour la finance solidaire, le jugement en première instance est une offense à tous celles et ceux qui comme moi, en tant qu’ancien Président de la Fédération des Cigales, se battent quotidiennement pour faire de l’argent un « pont entre les hommes ». Même si la justice a bien compris l’aspect diffamatoire de cette interpellation ubuesque, la condamnation définitive de Michel en appel serait un échec politique pour la finance solidaire et une condamnation des utopies concrètes au profit des tenants du désordre établi ou des adeptes du Grand Soir.

La relaxe est la seule solution juridiquement, humainement, moralement et politiquement acceptable dans cette affaire.

Et quoiqu’il advienne, j’aimerai à cet égard remercier Michel et Raymond pour avoir mis en cohérence leurs réflexions et leurs actes, ce qui est la marque de l’économie solidaire qui vise à faire progresser nos sociétés, notamment dans la lutte contre les inégalités et l’exclusion et les assurer de mon soutien personnel.

Jacques Dughera


Ce livre me paraît intéressant en ce qu’il distille une obsession : le combat pour la solidarité qui donne tout son sens au mot justice. Critique : j’aurais mis comme sous-titre quelque chose du genre « Mission du CE : solidarité pour créer de l’emploi ou distribution des fonds ? »

Je pense que derrière ce procès, il y a le libéralisme qui ne tient pas du tout à ce que ces idées se propagent. Les banques souhaitent-elles que se développe une autre vision de la banque ? Je me suis persuadé que c’était là le fond du problème. Il s’agit de couler toute initiative en ce sens et notamment la NEF.

Je pense qu’il aurait fallu un chapitre idéologique sur l’utilisation des sommes mises à disposition du C.E. Le CE doit-il gérer l’argent (en le plaçant ) ou soutenir l’emploi, en prenant des risques calculés ?

Juridiquement, il y a lieu d’insister sur le décalage de contexte ( ce qui était prôné à l’époque par le gouvernement.)

En tout cas, avec la crise actuelle que nous connaissons, il y a comme un décalage :

- Entre les risques pris par les banques, leur abandon du terrain de l’emploi et de l’investissement productif et social, leur absence d’éthique
- Et les risques mesurés que vous avez pris, ensemble, en toute transparence, pour soutenir la création d’emploi et le social.

Michel, je te félicite et je te visiterai en prison ! Je viendrai te dire mon admiration.

Denis LIEBY

(Note : Entre autres activités bénévoles, Denis Lieby est visiteur de prison, d’où sa dernière phrase…)


Je découvre cette affaire et n’ai pas eu le temps de lire le livre.
La lecture des différents messages m’a un peu éclairée sur la gravité de cette situation.

Je ne pourrais être présente le 2 juillet à Versailles mais exprime volontiers mon soutien à Michel Lebailly.

Elisabeth Bost


En plus du bon droit, un procès nécessite de la chance. je t’en souhaite beaucoup, et que tout se passe au mieux pour toi.

Avec toute mon amitié.

Michel Duveaux


Au nom du conseil d’administration des CIGALES (Clubs d’Investisseurs pour la Gestion Alternative et Locale de l’Epargne Solidaire) d’Ile de France, je tiens à vous apporter le soutien de notre mouvement d’éducation populaire dont le but est de permettre à chacun d’être un citoyen et d’accéder à la citoyenneté économique. Ce soutien nous l’apportons avec d’autant plus de force et de conviction que la crise qui frappe aujourd’hui a mis en lumière les pratiques hasardeuses de certains y compris de gestionnaire de fonds salariaux.

Nous avions été scandalisés lorsque nous avions appris l’an dernier les condamnations qui vous frappaient et au travers de vous tous ceux qui ne veulent pas s’en tenir à une gestion des CE uniquement tournée vers des activités de confort pour certains salariés de l’entreprise, mais souhaitent utiliser aussi les CE pour répondre à des besoins sociaux dans et hors l’entreprise comme l’insertion, la création d’entreprise, l’écologie, etc. Qui développe de nouvelles formes de mobilisation salariale pour la solidarité, notamment par l’épargne salariale dans l’esprit de ce qui se fait depuis le début de ce millénaire et dans l’esprit de la loi de modernisation de l’économie.

Notre mouvement qui se situe résolument dans l’économie sociale et solidaire et dans l’épargne solidaire au côté d’autres au nombre desquels la société coopérative Garrigue, a été particulièrement attérré du jugement en première instance car nous nous battons au quotidien pour que l’argent ne soit pas une fin en soi mais un outil et un lien entre les humains dans un esprit de solidarité. Nous nous reconnaissions dans votre démarche, peut être trop novatrice. Nous avons ressenti votre condamnation, même assortie d’un suris, comme une injustice et une atteinte aux buts que nous poursuivons d’épargne solidaire qui est pour certains une utopie mais pour nous une réalité très concrète.

Nous appelons de tous nos vœux la seule justice qui en l’occurrence nous paraitra juste c’est à dire une relaxe qui vous rétablirait dans votre dignité humaine, qui pour nous ne fait aucun doute, et qui en plus serait politiquement juste.

Michel et Raymond vous avez ouvert une voie et mis vos idées, qui rejoignent les nôtres, en cohérence avec vos actes, ce que nous aussi nous essayons de faire avec plus ou moins de bonheur mais avec détermination, comme tous ceux qui croient en l’économie solidaire qui oeuvre pour faire progresser notre société vers la lutte contre les inégalités et l’exclusion. Les utopistes sont souvent des précurseurs à qui il faut rendre justice quelques années plus tard, alors n’attendons pas que justice vous soit rendu en ce jour du 2 juillet 2009.

Yves BARNOUX


INIQUE !

A la lecture du livre "Deux mois avec sursis", un seul mot me vient à l’esprit : inique

Jadis utilisé par René Goscinny avec humour il retrouve aujourd’hui tout son sérieux.

Contre l’iniquité, tous avec Michel Lebailly !

Alain Lévy

(Alain, érudit bien connu, fait ici allusion à l’album de Lucky Luke : "Ruée sur l’Oklahoma" pages 42 et 43)


Cher Michel,

Je crois en la cohérence de l’homme et l’homme que je connais est un homme intègre que le gout du lucre et de l’enrichissement personnel n’a jamais tenté ; un humaniste qui dans le cadre de son métier ne fait pas le grand écart entre ses principes et la réalité économique de son entreprise. Cette cohérence est celle là même qui le mène aujourd’hui devant un tribunal qui doit juger de sa gestion d’un comité d’entreprise qui n’aurait pas été géré dans l’intérêt de ses mandants. Cet homme est un modèle de secrétaire de CE qui sait dépasser une gestion strictement « économiste » pour y faire entrer des notions d’économie solidaire, de placements éthiques et toutes ces choses qui en cette période de crise semblent si évidentes et qui à l’époque détonnaient sérieusement, même dans le paysage syndical. C’est donc lui qu’il faudrait condamner à l’infamie d’une peine, fusse t’elle avec sursis ? La seule issue possible de ce procès est la relaxe pure et simple pour laver l’honneur de cet homme, debout, qui ne se contentera jamais d’un à peu près, en l’occurrence d’une peine avec sursis. Je suis fier de ton attitude et de ta droiture qui démontre, s’il le fallait, ton honnêteté profonde.

Je garde foi en cette justice que je représente d’une certaine façon comme juge prud’homme et sache que mon soutien t’es entièrement acquis, à l’homme que je respecte mais aussi à celui qui a accepté de lourdes responsabilité quand d’autres se contentaient de railler de loin.

Reçoit toute mon Amitié,

JP CHIQUET
Secrétaire général adjoint UD CFDT 92
Conseiller Prud’hommes Boulogne Billancourt


Cher Michel,

J’ai suivi de près ton procès et lu avec passion le récit que tu as fait des attaques dont tu as été l’objet. J’ai été proprement écœuré des manœuvres peu glorieuses qui ont amené le chef d’une antenne syndicale à te calomnier, manœuvres dont tu as exposé si efficacement les bas objectifs électoralistes.

La seule chose qui est resté de toute la fange dans laquelle ces indignes personnages ont tenté de te noyer, c’est que le CE dont tu étais le secrétaire aurait fait courir un risque à l’argent des employés de Bull. Passons sur le fait que cette décision avait été au cœur de la campagne électorale syndicale, et donc acceptée et validée par la voie des urnes, et intéressons nous à la question clef : le risque.

Le risque, c’est d’après ceux qui t’ont condamné, d’investir dans une société comme la Nef, dont les investissements sont transparents et répondent à une logique de responsabilité sociale et environnementale. Et oui Michel, si le CE avait investi dans un fond opaque, criblé de subprimes et autres produits dérivés basés sur une surexploitation des ressources humaines et naturelles, tu aurais pu dire en toute mauvaise foi que tu ne savais pas, que sous ces beaux rendements promis, personne n’aurait pu deviner le danger. Mais le CE a investi en toute connaissance de cause dans une structure qui, après analyse, vous a semblé saine, prometteuse sur le long terme, et porteuse d’espoir pour le fonctionnement de notre société.

Le risque est partout, lorsque le CE confiait son argent à une banque, qu’est-ce qui la préservait de la faillite ? Quand le CE payait en avance un voyage pour les salariés de Bull, qu’est-ce qui l’assurait que le voyagiste n’allait pas disparaître du jour au lendemain ?

Prétendre qu’on peut agir sans risque est un mensonge, la seule chose qui doit être prise en compte c’est : est-ce que ce risque est raisonnable, et est-ce que la prise de risque est faite de manière transparente. A ces deux questions, dans ton cas, on peut répondre par l’affirmative.

Il serait désespérant pour tout ceux qui luttent pour une meilleure prise en compte des aspects sociaux et environnementaux que ton innocence ne soit pas reconnue.

Je souhaite de tout mon cœur que la cour d’appel reconnaisse pleinement que la prise de participation au sein de la Nef n’était pas une prise de risque déraisonnable, et que ce risque avait été pris de manière transparente.

Bon courage pour la dernière ligne droite !

Guillaume Pitel
ton ami et compagnon de militantisme


Michel,

A la lecture de ton livre, je comprends enfin ce qui t’affectait tant depuis des années. Ta discrétion sur cette affaire me laisse pantoise : car ce que tu décris n’est pas seulement l’histoire privée d’un homme, mais tout simplement l’histoire de la société, à travers le désastre d’un certain syndicalisme, et les désastres financiers et humains de ces dernières années.
Maire-adjointe, chargée de la Petite Enfance de 2001 à 2007 dans le 20ème ardt, j’ai tenu un blog, et lorsque j’ai inauguré la crèche municipale sise au 61 rue d’Avron, le 12 octobre 2007, j’ai écrit un article dont je te donne un extrait :
_ Il y a 20 ans, j’étais alors institutrice, et j’enseignais rue Le Vau, près de la Porte de Bagnolet.
Des parents d’élèves étaient venus me voir pour m’expliquer leur situation : ils travaillaient chez BULL, vous savez, les ordinateurs, et travaillaient dans des bureaux ici, 61 rue d’Avron.. Or BULL avait décidé de déménager ses bureaux et ce fut un drame pour les familles de l’école. Puis, ce fut l’affaire du Crédit Lyonnais, avec son lot de scandales, et l’immeuble qui était ici appartenait au CDR chargé d’épurer les biens immobiliers du Crédit Lyonnais.
Ce bâtiment est resté inoccupé pendant 6 ans ! En décembre 1997, 65 familles de mal logés accompagnées du DAL, l’association Droit au Logement, ont investi ce bâtiment. Je vous passe les détails, mais sachez que ce fut une histoire longue et douloureuse pour ces familles et pour tout le quartier.
En 2001, avec l’arrivée de la nouvelle municipalité parisienne, les négociations ont enfin pu repartir sur de bonnes bases. La LOGIREP, promoteur de logements sociaux et acquéreur du terrain, le DAL et d’autres associations, la Ville de Paris finissent par aboutir à un accord : il y aura 74 familles de relogées et l’immeuble sera destiné à être transformé. La mairie du 20ème ardt a été très attentive à ce projet et je tiens à remercier Michel Charzat, Fabienne Giboudeaux et Dominique Lagadec pour leur ténacité qui a permis de mener à bien cette construction. 105 logements sociaux, une crèche collective toute de douceurs et de rondeurs pour accueillir les tout-petits.

Lorsque j’ai fait ce discours, je n’avais pas fait le lien entre toi et BULL ! Je me souvenais simplement de la douleur et de la détresse des familles affectées par la fermeture de BULL.

A la lecture de ton livre, je dois dire que tu n’as pas à rougir d’avoir voulu encourager l’économie sociale et solidaire en tissant des liens entre elle et le Comité d’Entreprise ! Je dirai simplement que les syndicalistes qui préfèrent miser sur le corporatisme et sur leurs intérêts personnels ont oublié leur devoir de solidarité alors que la crise financière devrait leur imposer d’autres voies. Aujourd’hui, à l’heure où l’affaire MADOFF fait la Une des journaux, j’espère que la justice française reconnaîtra la justesse de ton cheminement, ton intégrité et ton honnêteté qui n’a jamais fait aucun doute pour moi.

cordialement,

Arlette Zilberg

(Le 61 rue d’Avron auquel fait allusion Arlette accueillait l’un des principaux établissements de Bull où j’ai exercé mes premiers mandats d’élu CE. Dans ce cadre nous avions donné un coup de main au Comité des mal logés qui campait place de la Réunion, toute proche. Solidarité externe. Le Comité a ensuite donné naissance à Droit au Logement qui, par un amusant clin d’œil de l’histoire, a occupé l’immeuble resté vacant après le départ de Bull)


Michel,

Je ne suis pas sûr d’avoir bien compris ce qui t’amène devant un tribunal. Contrairement à ton ami politique, je ne ferai pas aveuglément confiance à la justice.

Il ya des procès injustifiables et injustifiés, sans doute le tien rentre-t-il dans cette catégorie.

Je ne peux être là le 2 Juillet, je te souhaite courage dans cette épreuve.

Bien à toi.

Joël Pouliquen


Michel

En tant qu’ancien secrétaire de comité d’entreprise d’une SSII Cerci du groupe Empain Schneider dans les années 70 et militant syndical ayant exercé des responsabilités de délégué du personne, délégué syndical central et délégué syndical au comité d’entreprise à la Caisse Nationale de Crédit Agricole dans les années 80, je t’apporte tout mon soutien et te laisse libre d’en faire usage.

Gilles Lemaire
secrétaire national des Verts en 2003-2004


J’apporte mon soutien à Michel Lebailly dans son combat pour que justice lui soit rendue.

La crise financière a montré encore plus l’urgence du développement d’une finance éthique et solidaire.

Michel Lebailly est un précurseur , sa condamnation serait un déni de justice, ce serait aussi un message très négatif pour toutes celles et ceux qui agissent pour une finance au service du bien commun.

Hervé MOREL
Secrétaire des Verts Paris


Désolé Michel mais je suis en congés ce jeudi et ne pourrais être présente à Versailles.

Pour autant, je tenais à te témoigner mon soutien dans cette épreuve difficile. En tant que trésorière de la fédération PSTE CFDT, je tiens à souligner notre confiance quand à notre collaboration, aussi bien sur les travaux réguliers que nous te confions, comme sur notre collaboration financière en tant qu’associé dans la SCUP. Cette affaire n’a jamais affect notre relation, car nous sommes convaincus que tu as exercé ton mandat de secrétaire de CE avec la même rigueur qu’aujourd’hui et dans le respect des pratiques et valeurs que défend la CFDT, notamment la Solidarité.

Amicalement et bon courage pour jeudi.

Marie-Claire FAUBERT
Trésorière Fédération PSTE-CFDT


Bonjour Michel,

Ayant un déplacement professionnel programmé depuis longtemps à Grenoble le 2 juillet, je ne pourrai être présent à Versailles.
Je te soutiens dans cette épreuve et j’espère que le juge saura reconnaitre ton intégrité reconnue par tout ceux qui te connaissent.

Bien cordialement,

Philippe Basset
Professeur Associé à ESIEE-Paris
Université Paris-Est


Michel,

Je suis bien placée pour savoir que ce procès à été comme un cancer qui t’a rongé pendant 15 ans. Tu as attendu ce moment pour enfin pouvoir t’expliquer, réhabiliter ton honneur, être écouté par la justice... contre les lâches. Je sais que tu as toujours été animé par des convictions, par des idéaux de solidarité. Vouloir mettre en cohérence des idéaux en les traduisant par des actes : L’économie sociale et solidaire devait permettre de créer des emplois, une transparence dans la circulation de l’argent. Tout ce qui a été fait était innovant.

Mais tu n’as jamais agi seul : tu as mis en œuvre une décision collective. Tu étais mandaté. Où sont aujourd’hui tes mandataires ? Je ne comprends toujours pas pourquoi tu es seul accusé ?

J’espère que le 2 juillet, la Cour comprendra l’innocence d’un homme qui a agi par convictions, qui a été l’otage de vengeances syndicales et qui a toujours payé seul ...

J’aimerais que nous puissions tourner une page !

Jeannine Otte
Compagne de Michel


Michel

Par ce courrier, je tiens à t’exprimer toute ma solidarité dans l’épreuve juridique que tu traverses depuis maintenant plusieurs années.

L’économie sociale et solidaire est un atout lorsque la conjoncture économique est dégradée, car ce système produit des bénéfices sociaux, et pas seulement financiers !

Il est fort regrettable que le soutien à l’économie sociale et solidaire soit remis en cause par cette affaire, alors que ce système apporte aujourd’hui encore des réponses équitables et durables à la crise.

D’un point de vue plus personnel, j’espère que la justice reconnaîtra la bonne foi qui t’a animé durant toutes ces années.

Jean Desessard
Sénateur de Paris


Madame le Juge

Le procès fait à Michel Lebailly est un procès politique. Comment qualifier autrement une action en justice intentée par un collectif dans le but de discréditer celui qui représente une orientation combattue de longue date ? Car, à travers un point de droit - et le qualifier ainsi n’est pas minorer l’importance ou la légitimité du droit mais le replacer dans son contexte - ce sont des valeurs qui sont visées. En premier lieu celles de la solidarité. Un comité d’entreprise peut-il accorder son action au profit des salariés qui alimentent son financement à travers la dotation de leur employeur avec une intervention pour l’emploi et l’insertion sociale ? La question oppose historiquement deux conceptions au sein du sydicalisme. La défense des seuls mandants et la conjugaison - certes difficile mais aussi plus ambitieuse - de l’intérêt particulier avec l’intérêt général. En cohérence avec son organisation, Michel Lebailly a choisi la seconde et l’a déclinée dans le périmètre de ses missions. Développer des œuvres sociales pour les salariés et agir en parallèle pour ceux que le chômage exclut.

Repli sur des acquis ou inclusion dans une action qui ne se limite pas aux murs de l’entreprise, la crise économique et l’explosion du chômage donnent au débat un éclairage d’actualité. Salarié aujourd’hui, demandeur d’emploi demain, qui peut dire où se situe la frontière et si elle est, en tant que telle, réellement pertinente ?

Au-delà, apparaît, comme une évidence, l’intégrité de Michel Lebailly. Outre le fait qu’il a agi conformément aux décisions et orientations décidées et votées majoritairement par les représentants du personnel de son entreprise, il n’a jamais, et cela ne lui est d’ailleurs pas reproché, utilisé son mandat ou sa fonction a d’autres fins que l’intérêt des salariés et une conception ouverte sur le monde des œuvres sociales d’un C.E. Pour avoir, depuis de nombreuses années, et sur différents chantiers culturels et sociaux, travaillé avec Michel Lebailly, je peux témoigner non seulement de son total désintéressement, mais aussi de la ligne de conduite qui a toujours été sienne : ne ménager ni sa peine, ni son temps, ni ses moyens personnels pour que la citoyenneté et la solidarité s’expriment à travers les actes de la vie quotidienne.

Il ne m’appartient pas d’émettre un avis sur les règles de droit qui régissent - stricto sensu - le fonctionnement et la gestion d’un C.E. Je puis en revanche observer qu’en la matière, elles sont mouvantes et que ce qui prévaudra demain n’est pas forcément ce qui était de mise hier. A l’heure où gouvernants et décideurs reprennent, et c’est heureux, des notions longtemps portées par la société civile comme le commerce équitable, les congés solidaires, l’épargne socialement responsable ou l’accompagnement des plus fragiles, peut-on vraiment reprocher à Michel Lebailly d’avoir été quelque peu en avance sur son temps ? Il faudrait alors le reprocher à tous ceux qui, comme lui, ont œuvré pour le développement de ce qui désormais transcende les idéologies et les courants politiques. A ce titre, je pourrais, du moins je le pense, revendiquer une inculpation pour avoir soutenu, et promu, alors que mes fonctions étaient celles d’un secrétaire général de syndicat, des actions comme l’ouverture de centres de vacances gérés par des C.E à des populations en marge du monde du travail ou la participation à ses séjours d’été, d’enfants venant de pays en proie à des dictatures. Si je faisais alors l’apologie d’initiatives hors la loi, je n’en avais nulle conscience, persuadé que le droit est aussi protection des plus faibles.

C’est à cette aune que je me permets, Madame le Juge, de bien vouloir aussi examiner le dossier de Michel Lebailly.

Je vous prie de croire, Madame, à l’assurance de mon profond respect,

Patrick Pécherot,
journaliste et écrivain.


Salut Michel,

En plus de ma présence demain à Versailles, je tiens à t’apporter à la veille de ton procès mon soutien.

Soutien dans ce combat pour l’économie sociale et solidaire, soutien au militant intègre que tu es et avec qui j’ai l’honneur de militer.

Amitiés,

Hervé Rivière
Responsable des Verts d’Ivry sur Seine


Bonjour Michel,

Je pense à toi demain, jour de ce procès absurde, qui témoigne des rivalités syndicales violentes, que j’ai bien connues dans mes engagements d’autrefois. Courage.

Thierry Eydoux


Cher Michel,

C’est un malheureux concours de circonstances, un brin d’étourderie mêlé d’une pointe de quiproquo qui m’a fait quitter Ivry-sur-Seine, le mois dernier, sans ton livre.

Je n’ai donc pas pu prendre connaissance de l’affaire qui, comme le dit Jeannine, t’a certainement rongé pendant une longue décennie. Par ailleurs, sa complexité m’aurait probablement dépassé. Je n’ai aucune notion de droit, je connais très mal les milieux syndicaux et sorti de l’Éducation Nationale, le monde du travail m’est encore assez vague.

Néanmoins, je pense savoir reconnaître, chez certaines personnes, de véritables valeurs. L’honnêteté, le sens de la justice, du prochain, de la solidarité, sont des vertus que tu n’ignores pas et dans lesquelles tu as placé ta confiance et ton énergie.

Je souhaite de tout cœur que ces valeurs soient portées et partagées par le plus grand nombre et que demain, à Versailles, on reconnaisse enfin qu’il est des causes bien plus grandes que l’argent ou la politique. Que l’on tranche donc le nœud gordien, que l’on démêle l’écheveau, que l’on sépare les ténèbres de la lumière... Je ne demande pas le Jugement dernier, mais juste la réhabilitation d’un homme auquel je dois déjà beaucoup.

Amicalement,

Kévin Gœuriot


A Michel Lebailly,

Je viens d’apprendre que votre procès en appel se tiendra le jeudi 2 juillet, à la 21e chambre de la cour d’appel de Versailles.

En tant que Président du Directoire de la Nef je voudrais exprimer ma consternation au sujet des faits qui vous sont reprochés et qui n’ont été dictés que par le souci d’aider des personnes à se réinsérer. Trop de personnes ont déjà souffert de ces calomnies sans fondement qui éclaboussent les gens qui œuvrent honnêtement pour une économie plus solidaire.

Les dirigeants de la Nef ne pourront pas se rendre à cette audience du fait de notre Conseil de Surveillance qui se réunit le même jour ; nous tenons cependant à vous assurer de notre total soutien.

Au moment où la loi sur l’épargne salariale encourage la souscription dans des sociétés solidaires comme la Nef les faits qui vous sont reprochés n’ont plus aucun fondement. Il faudrait alors juger les plus grandes sociétés de gestion, contrôlées par l’Autorité des Marchés Financiers (AMF), qui investissent actuellement dans notre capital.

Permettez-moi de profiter de ce petit mot de soutien pour évoquer le long combat d’Henri Nouyrit dans cette même affaire pour que la vérité triomphe. Ce n’est malheureusement qu’après son décès qu’il a pu enfin être réhabilité complètement.

Dans votre cas, seule la relaxe immédiate pourrait contribuer à rétablir un peu de vérité et reconnaître la justesse de votre action.

Jacky Blanc
Président du Directoire de la Nef


Cher Michel,

Je n’ai pas encore lu ton livre, mais je te soutiens pleinement et espère que la justice sera rétablie. J’espère que les vrais coupables seront trouvés et condamnés, et que tu seras réhabilité. Tu n’es malheureusement pas le seul à avoir été condamné alors que tu voulais faire le bien.

A bientôt, et sois assuré de mon soutien moral.

Elsa Edel


Michel,

Délit de Solidarité
T’avais qu’à préférer le fois gras OGMisé
Au lieu de jouer au pionnier

Solidaire avec les gens
Travailleur dans les champs
Intègre à cent pour cent

Allez relax(e)

Gilles Bertout
Syndicaliste, Amapien


Salut Michel,

Un peu tardivement, je t’assure de tout mon soutien pour la journée de demain. Je ne puis venir, je sus président de la Commission Paritaire Nationale Emploi et Formation Professionnelle Sécu, qui se réunit, bien entendu, demain !

Mais si j’avais pu… J’ai toujours en mémoire notre étroite collaboration, il y a une petite dizaine d’années, lorsque tu lançais ton entreprise contre vents et marées et que j’essayai, moi, de professionnaliser un peu, avec ton précieux concours, le mensuel de la Fédé.

Je serais venu, car ta détermination ne s’est jamais démentie, malgré ta prise de risques personnels. Ton obstination à créer de l’emploi, coûte que coûte et aussi peu que ce soit, par esprit militant. Le moindre développement de ta boîte se traduisait par une embauche, fut-elle à mi-temps ou en CDD. Ça force l’admiration, quand on est – presque – un fonctionnaire !

Et puis ton sens des valeurs militantes, tes principes (parfois un peu excessifs à mon goût), ta déontologie professionnelle, jamais prise en défaut.

Si j’avais pu, je serais venu, car ces moments ne s’oublient pas. Et si je ne te l’ai jamais dit, je vais le faire : Tu m’as beaucoup appris.

Bon courage pour demain. Sois fier de ce que tu as réalisé, même si les résultats ne sont pas toujours à la hauteur de ce que l’on peut souhaiter. Et il n’y a aucune raison pour que la justice ne passe pas en toute sérénité.

Amitiés, à bientôt

Bernard Delannoy


Cher Michel,

Condamné pour altruisme : incroyable et terrifiant. Faudra-t-il que tous ceux qui s’occupent des autres redoutent un jour la bêtise de ceux qui ne font rien ? secrétaire de CE, président d’association, responsable en tous genre de mouvements de toutes sortes, tous devraient alors plutôt que de risquer ce que tu endure et qui te mine, se taire et ne rien faire. Déroutant.

Je t’ai toujours connu militant des causes dures, celle d’aujourd’hui en est une. J’ose espérer encore que l’intégrité et le travail d’une vie passée à œuvrer à la cause commune vont finalement l’emporter. Parce si jamais cela n’était pas….

Bon courage à toi, si tes accusateurs sont de sombres types qui oeuvrent dans le faux et le mensonge, les juges qui vont t’écouter sauront, eux, je crois, retrouver le vrai.

Je serai de tout cœur avec toi jeudi

François Brocquet
Chef d’établissement scolaire


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